1.12.06

Pas si pire...

Eh bien voilà, "c'était pas si pire.. " Elle s'est plutôt bien passée cette semaine, si ce n'est que je me suis rendue compte de la somme de travail qu'implique la fonction de professeur à plein temps. J'avais une partie du travail déjà prévue, mais l'appropriation du programme de la semaine, son organisation, en plus des quelques corrections dont j'ai hérité m'ont pris un temps infini..
Les élèves, même ceux que je ne connaissais pas du tout, ont été coopératifs et je me suis sentie tout à fait à l'aise avec eux. Il y a bien eu un problème d'organisation, une confusion dans les textes à leur faire lire, dont je ne me suis rendue compte qu'en classe, devant eux.. Et vive l'impro ! L'échange des feuilles est venue d'une erreur de numérotation de la prof qui m'a donné les documents, mais elle a eu l'air tellement catastrophée que j'ai pu ne pas m'en apercevoir avant le cours, que j'en ai conclu qu'elle devait vraiment me considérer très mal, désormais...
Voilà, à part un manque de sommeil certain, les taches ménagères complètement abandonnées, et une vie privée mise quasiment en quarantaine, pendant toute une semaine, j'ai survécu. Mais cette semaine comptera _et comment_ dans ma décision de passer, ou pas, le concours. C'était une nouvelle expérience, et comme telle, forcément enrichissante.

14.11.06

Le mardi, en attendant pire..

Le mardi, cette année, nouvelle expérience de travail : remplacer une prof de latin et français en collège. Ca ne paraît pas grand' chose, dit comme ça, mais c'est tout différent quand, à 8h05, escortée par 25 pies des classes (oui, ça sera une nouvelle espèce.. bruyante) , on cherche une salle de cours que l'on ne connaît pas, car l'emploi du temps comportait une erreur de numéro... Et c'est encore mieux quand on se retrouve face à eux, avec seulement des documents à leurs donner ou sur lesquels travailler, mais sans les instructions nécessaires. Un certain sentiment de solitude m'envahit.
Alors voilà, j'ai découvert et j'expérimente, malgré toutes mes précautions d'organisation, l'art de l'improvisation en classe ! Je commence à m'habituer, mais le pire arrive : une semaine complète, la prochaine en fait, à assumer seule, pour toutes les classes de latin et de français de ma collègue absente. J'espère juste qu'elle réussisse à me laisser toutes les informations nécessaires, pour chaque classe, et chaque cours, avant vendredi. Car non, je n'ai d'expérience en la matière que celle que je réalise actuellement, depuis quelques semaines.. 5 mardis aujourd'hui !

2.11.06

5 novembre 1999 - 5 novembre 2006


Du temps et des évènements sont passés depuis mon dernier message. On ne peut pas dire que je sois assidue à ce blog.. Ce qui me pousse à revenir sur cet espace personnel, aujourd'hui, c'est l'approche d'une échéance anniversaire. Elle me replonge 7 ans en arrière, avec une pointe de nostalgie mélancolique. Je pourrais passer cette date anniversaire sans plus m'y arrêter. Mais je ne suis pas comme ça, je m'attache à vivre chaque moment pour ce qu'il est et représente pour moi, avant de l'abandonner.

10.4.06

Orvieto, en passant..

Il viaggio in Italia



Una gita scolastica verso l'Italia, che incomincia per noi alle 2 del mattino, lunedi 3 aprile. Partiamo, coi ragazzi sovraeccitati nel pullman, che non chiudono l'occhio finchè non arriviamo al confine... 5 ore dopo. Vabbè, siamo tutti stanchi morti, ma i ragazzi sono soltanto felici e contenti di partire coi loro amici, per tutta una settimana, senza i genitori. Io, intanto, mi godo i paesaggi familiari della costa ligure, che fotografo attraverso il vetro dell pullman. C'è anche chi mi prende sempre in giro per questa smania di cercare, sempre, a fissare l'immagine di quel che vedo fugacemente, attraverso il finestrino. Non posso farne a meno. Vengono foto sfocate, ma per me, testimoni dell'attimo che sfugge. Qua la costa di Bordighera, sempre un panorama stupendo, a qualsiasi ora del giorno, dove il mare si confonde col cielo. Dopo qualche gru del porto di Genova, quelle di Carrara e più avanti nella giornata di viaggio, Orvieto compare, nel sole già calante. Si va, si va, fino a Fiuggi Terme si va.

9.2.06



Villa Imperiale a San Fruttuoso

Foto : Mauro Danovaro

Pensiero

Je vais encore parler du travail.. c’est que c’est la source de la plupart de mes réflexions, je dirais même de nombreuses réflexions, chaque jour.
En ce moment, les profs constatent une dégradation de l’atmosphère, et de la bonne-volonté des élèves. Lundi soir, un élève sortant de cet établissement, pourtant très provincial, et tranquille, s’est fait agresser par une personne extérieure. Sa veste était entièrement maculée de sang, il s’est fait casser le nez. La semaine dernière, à l’internat, des lycéens ont frappé des collégiens, profitant de l’inattention du surveillant.. Ils en ont encore les marques, pour certains. Moi qui croyais que nous étions à l’abri.. des dérives qu’on nous raconte dans les journaux, de la violence des élèves contre les professeurs.
Je dois être un peu naïve.
Je n’ai pas envie de devoir sévir avec les élèves, et je me sens presque mal à l’idée d’être la cause d’une de leur punition. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir un instinct protecteur, presque maternel, envers eux. Surtout les plus jeunes. Mais s’ils trahissent ma confiance, s’ils me mentent ou essaient délibérément de me berner, je passe par-dessus cet instinct. Je pense qu’au final je ne suis pas assez ferme, mais c’est par manque de repères, en général. Je ne sais pas vraiment ce que je peux laisser passer. Pour ce qui est de manque de respect, envers moi ou les autres élèves, il n’y a pas d’ambiguïté, mais pour ce qui pourrait s’apparenter à de l’incivilité scolaire, (lancer des objets à un camarade, entrer et sortir sans arrêt pour venir parler à des camarades, ricaner en faisant des comparaisons grotesques et désobligeantes à mi-voix entre animaux et camarades de classe, présents ou non, gros mots prononcés à mi-voix mais que je ne peux m’empêcher d’entendre..) je les reprends, je leur fais des remarques mais je ne sais pas si je devrais aller plus loin. Et ce n’est que pour le collège. Pour ce qui est du lycée, c’est bien plus compliqué, d’autant que je sens les autres profs beaucoup moins stricts que moi, avec les élèves. Je me rends bien compte que je ne peux pas avoir le même niveau d’exigence pour ce qui est du calme dans le cdi, notamment, avec les lycéens. Mais le juste équilibre est toujours difficile à trouver, et précaire en plus.
Enfin, pour le plaisir, après ces réflexions sur mon travail, je mettrai quelques photos…

5.1.06


La settimana scorsa siamo stati in montagna, con la famiglia di Jacques. Cioè in realtà solo con sue sorelle e coniughi, e suo fratello con la moglie. E i bimbi di Marie, ovviamente. Quindi c'era Pierre. La sorpresa è stata che è stato addiritura civile, mi ha pure rivolto la parola ! E' andato tutto molto bene, sono contenta.
Qua metto una foto che mi piace di questa vacanza. Il primo giorno il tempo era stupendo, c'era una luce dorata sulla neve, il tempo era mite, era fantastico. Il secondo giorno un po' meno. Abbiamo tuttavia deciso di partire, pur essendo già tardi, e tornare a casa con le racchette da neve. Sapevamo che saremmo arrivati giù con la notte, e anche di non avere altro che una lampadina, per noi 5. Siamo partiti quindi, e ci abbiamo messo il tempo ! Ma dopo tutta questa fatica, già solo arrivare in fondo a questa discesa infinita era un sollievo. La foto è presa in quel momento. Camminavamo in silenzio, tranquillamente, tutti insieme, le luci delle casette erano calorose, da cartolina, e noi stavamo al buio. Era come essere con gli spiriti del Natale che portavano Scrooge in giro, a vedere la vita degli altri, dal di fuori.

3 janvier 2006

Dure rentrée.. La fatigue des vacances se fait sentir, le reste d’angine que l’on croyait enfin mis à mal aussi, et les élèves n’y mettent pas du leur, AU CONTRAIRE ! On dirait qu’ils ont choisi spécialement aujourd’hui de faire plus de bruit et plus longtemps.. Enfin, aujourd’hui tout le monde s’est embrassé pour «l’occasion» (ou presque), alors que tous les autres jours de l’année, nous nous tenons soigneusement à bonne distance les uns des autres. C’en est presque ridicule, certain de ceux que je côtoient pourraient vraiment être des amis, je les aime bien, et si ce n’était cette habitude de se saluer froidement le matin, je leur ferais naturellement la bise. Pff.. que de manières nous ensevelissent.. Où est la spontanéité ?

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