5.9.07

Des hauts et des bas.. il y a des jours comme ça !

Je me rends compte que j’ai quelque peu négligé de garder le fil de l’évolution de ma grossesse pendant le mois de septembre.. Mais il me suffit de reprendre grosso-modo le contenu de certains mail envoyés à cette époque pour vous donner une idée de ce qui peut arriver. Celles qui les ont reçus me pardonneront ce « remploi »..

Non, la grossesse n’est pas qu’une période idyllique, même pour moi qui n’ai souffert d’aucun des maux légendaires des femmes enceintes. Mais quand-même, un léger énervement lié à tout ce que je ne peux pas faire (et à ce que je fais mal -parce que mon chéri devait le faire pour moi et qu'il ne l'a pas fait, ce qui me permet de lui en vouloir tant qu'il n'est pas là, de « bonne » mauvaise foi), vient de me prendre. Le contexte :
J'ai un peu mal à la tête, j'ai découvert que le vent a fait tomber, se vider et répartir la terre de 2 pots de fleurs sur le balcon, que j'ai essayé tant bien que mal de balayer et remettre dans le pot.. Que celles qui n’ont pas encore le ventre de la taille d’un ballon essaient, avec un ballon de baudruche ou de foot sur l’abdomen, de se pencher : ramasser quelque chose par terre ou faire ses lacets devient une épreuve.. Mais bref. La terre étant très sèche, une fois remise dans le pot, j'ai dû chercher le petit arrosoir (celui que je peux porter), trouver que mon homme l'avait laissé sur le balcon où on ne va jamais, j'ai renversé de l'eau dans le couloir (ben oui, l’arrosoir trop plein) puis sur le balcon en versant un peu trop fort, et donc sur mes pieds et mes Birkenstock. Le pied intégral.
De retour à l’intérieur, (et vraiment par acquis de conscience), je me suis contentée de poser la serpillière dans l'eau, enfin de la laisser tomber, et je regarde le désordre de la cuisine d'un air songeur, en me demandant si je peux raisonnablement demander à mon chéri de faire tout ce qu'il y aurait à faire quand il rentrera du travail..
Pour le poids, il faut se faire une raison, même en ne mangeant que des choses très saines, peu caloriques et en quantité raisonnable, la prise de poids est inexorable. Il faut vraiment le considérer différemment du temps "ordinaire", et se mettre dans la tête que c'est normal, dans une certaine mesure. Quand je me rappelle la tête de ma belle-sœur quand elle a accouché, je me dis que si on fait un peu attention, on ne peut pas non plus repousser l'inévitable. Soit dit sans méchanceté, elle avait des joues de hamster. J’imagine qu’elle, elle se lâchait, et elle a mis un an avant de retrouver sa taille 38. Moi, en mangeant normalement, c'est-à-dire comme je le fais quand je suis toujours chez moi, que je mange sainement, quoi que je fasse, il y a des périodes de plusieurs jours où je prends 200g par jour, en général jusqu'à prendre 1kg, environ, sur 1 semaine, et si je fais vraiment attention, j'arrive à me maintenir à ce poids et ne prendre plus que 500g sur les 2 semaines qui suivent. Enfin, tout cela est relatif, et il n'est pas garanti que cela continue comme ça jusqu'à la fin. Mais bon, comme j'ai les pieds et les chevilles qui ont tendance à gonfler, il se peut que je fasse un peu de rétention d'eau, et ça influe aussi sur le poids, ... dit-elle en y croyant très fort.
Les mouvements du bébé deviennent très présent, et je les sens particulièrement au repos, et/ou après un effort ou une activité. Quand je vais nager, en sortant, 5 minutes après ça commence. Sinon le soir.. parfois, je sens vraiment un angle saillant : son coude ou son talon qui pointe, j’imagine, 1/2 cm sous l'épiderme. Parfois c'est vraiment comme avoir un Alien à l'intérieur de soi, je vois une bosse surgir et se déplacer d'un côté à l'autre du ventre, c'est impressionnant.
Les contractions, je ne connais pas encore, les seules "douleurs" que je connaisse sont celle de l'extension totale des jambes de ma petite fille qui pousse très fort dans un coin de mon utérus. Le gynéco a confirmé sa position, et il m'a dit que là, du côté droit, je devais sentir les pieds parfois.. Ah, vraiment ? Je n’avais presque pas remarqué…
Et puis voilà, j'ai vu la sage-femme pour le premier contact, elle m'a posé plein de questions dont certaines insolites : est-ce que je sais comment s'est déroulée ma propre naissance, l'accouchement de ma mère donc, par exemple, si j’ai des frères et sœurs, quel est mon rang de naissance.. et elle m'a expliquée le déroulement des futures séances en groupe : une sur l'allaitement, une sur le départ à la maternité, une sur le travail de l'accouchement, sur le "faux travail", une autre sur le retour à la maison, etc.. et puis elle m'expliquait qu'après les questions pratiques, et la relaxation, elle nous demandait de nous projeter dans une des situations évoquées pendant un moment, pendant la dilatation, par exemple, ou au moment du retour à la maison. Pour moi ça reste encore assez abstrait, entre autre parce que j'ai du mal à mettre un visage sur mon bébé, de peur qu'il n'y ressemble pas quand je le verrais. C'est un peu le même problème pour le prénom. C'est tellement abstrait de décider d'un prénom sans "connaître" ce qu'elle sera plus tard, on se projette, on imagine, à l'école, au lycée, à l'adolescence ; j'ai vraiment l'impression que c'est arbitraire.. Bon, j'ai du mal à faire abstraction aussi de l'environnement : les prénoms qui ressemblent trop à ceux des tantes, de ses cousines, ou qui sont ceux d'autres membres de l'une de nos familles.. Mon cousin, dont j'ai reçu le faire-part la semaine dernière, a choisi pour sa fille née en juillet un des prénoms qui nous plaisait le plus.
Tout ça pour nous faciliter la tache !!

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