23.1.07

" Ogni tre notti (c’è) un sogno che mi consola "

Sull'orlo della nostalgia in questi giorni.. Sospesa, un filo esile mi tiene a poca distanza, posso pensare all'Italia senza caderci. Bene. Posso guardare un po' di foto, quelle recenti, fatte da turista, oppure quelle fatte da altri, prive di contenuto. Bene. Ne approfito. Sono felicissima di poter finalmente scaricare _e pertanto portarmi dietro, ovunque_ le trasmissioni di Radio3, sentirle in macchina andando a lavorare, per esempio, è un piacere immenso. Per mezz'ora di strada posso scappare, e quasi quasi sento l'odore di caffelatte, e la luce mattutina entrando dalla finestra spalancata sul cielo immenso e limpido in cucina, rivengono i rumori di strada, salendo di corso Armellini, poco più in là. Ok, certo, poi bisogna colare fuori di questa bolla, ed allungare la punta dei piedi fino a toccare terra. Senza dolore. Stranamente, e senza sforzi, da ieri, giungo a questo bilico. Stento, invece, a trovare le mie parole in italiano, la lingua mi sfugge, è frustrante, e faticoso.

11.1.07

La musica dentro

Il m'est arrivé quelque chose de très agréable cette après-midi, non que ce soit la première fois, mais j'ai beau connaître le phénomène, je me laisse surprendre à chaque fois… 
Rien de plus anodin, je ne savais pas trop quoi écouter, et le choix d'un des artistes de ma bibliothèque, s'il me parlait, évidemment, était loin de me laisser présager l'effet d'une simple chanson. La lecture aléatoire a porté jusqu'à moi un des derniers titres de l'album, ceux qu'on écoute jamais autant que les premiers, interrompus par nos diverses activités, et que l'on prend plus de temps à découvrir et connaître. Bref, le pouvoir évocateur d'une chanson, ça vous parle ? « Sabbia e sandali » :

Gênes 2002, casa maria, la cuisine, l'antique table repeinte en bleu avec son vieux marbre, la porte-fenêtre ouverte « sul poggiolo » le petit balcon de marbre, l'immense rideau jaune soleil que l'air léger venu de la mer gonfle et déplace toujours pour apporter un peu de fraîcheur dans la maison à l'heure de la sieste. Juste ce vieux radio-cassette par miracle aussi lecteur cd sur lequel tournait cet album de Daniele Silvestri. Rien d'exceptionnel dans cet album, mais agréable, et puis il était là, on l'écoutait en oubliant d'en changer.. en préparant les cene de casa maria, en fumant des cigarettes (eh oui, lointaine époque..) sur le balcon, en regardant le soir tomber, en prenant des apéro à 6 dans la cuisine avec 15 personnes dans le salon… bloody mary et caïpirinhe, ou le vin blanc local qui givre les verres de sa fraîcheur.. In quanti siamo stasera ? Quanta pasta butto ? Un chilo e mezzo, bastano… 
C'était il y a un siècle, je crois.. Mais à d'entendre cette chanson à l'improviste, j'ai l'impression d'y être retournée un instant, quelques minutes, le condensé de plusieurs mois. Un peu d'émotion (pfff, trop sensible ma fille..) et un sourire dedans et dehors, pour le reste de la journée.

Mi è capitato una cosa molto piacevole, oggi pomeriggio, non che fosse la prima volta, ma anche se conosco quest'effetto, mi lascio cogliere dalla sorpresa, ogni volta..
Niente di più banale, non sapevo bene quale musica ascolatare, e la scelta di un'artista, anche se ovviamente mi parlava, era lontana un secolo di farmi pensare all'effetto che questa semplice canzone avrebbe avuto su di me. La lettura aleatoria porto' fino ai miei orecchi uno degli ultimi titoli del CD, uno di quelli che non si ascoltano mai cosi tanto dei primi, interrotti che siamo nel'ascolto dalle nostre varie attività, per i quali ci vuole più tempo, per scoprirli e conoscerli. Per farla breve, il potere evocativo di una canzone, è una cosa che vi dice qualcosa? "Sabbia e sandali":
Genova 2002, Casa Maria, la cucina, il vecchio tavolo dipinto di blu, coll'antico piano di marmo bianco di regola sopra, la portafinestra aperta sul poggiolo, l'immensa tenda giallo- sole che l'aria leggera venuta dal mare porta su e sposta sempre un po' per portare un po' di fresco in casa, all'ora della pisa.. Solo quest'antico stereo, per miracolo anche lettore CD sul quale girava quest'album di Daniele Silvestri. Niente di eccezionale in quest'album, ma carino, e poi era li, e si ascoltava dimenticandosi di cambiarlo, preparando le cene di Casa Maria, fumando qualche sigaretta sul poggiolo (già, fumavo..), guardando la sera calare, prendendo aperitivi in sei in cucina, magari con altre 15 persone in sala.. Bloody Mary e caïpirinhe, oppure un bicchiere di vino bianco ligure che copre di goccioline ghiacciate il bicchiere..
"In quanti siamo? Quanta pasta butto? Un chilo e mezzo, bastanno.."
Era un secolo fà, credo. Ma solo a sentire questa canzone all'improvisto, mi è parso di esserci tornata un'istante, qualche minuto, il riassunto di diversi mesi.. Un po' di emozione sale sù perchè sono troppo sensibile, e un sorriso dentro e fuori, per il resto della giornata. 

5.1.07

Si je peux me permettre...



... un conseil culinaire sur : les pâtes. Je vous dis les pâtes, et vous pensez certainement : coquillettes, spaghetti, macaroni, gruyère rapé. En France, on adore. Je ne vous parlerai pas aujourd'hui des mauvais traitements infligés à la "Carbonara" dans notre beau pays, mais rappelons-nous quand-même que les italiens nous ont amenés les pâtes, et que cet aliment d'une simplicité universelle peut vous porter vers des sommets gustatifs, pour peu qu'on y apporte le soin nécessaire. La toute première recommandation, donnée par n'importe quel italien à un français, c'est "beaucoup d'eau, mieux vaut trop que pas assez".
En fait question proportion, on compte 100g de pâtes (sèches) par personne, et 1 litre d'eau pour 100g de pâtes à faire cuire.. C'est donc probablement la plus grande casserole de votre batterie de cuisine qu'il vous faut adopter, pour peu que vous ayez plus de 2 personnes à sustenter. Mais oui, la cocotte-minute de 5 litres fera parfaitement l'affaire. Remplissez-la; et alors, deuxième élément fondamental, incontournable et indispensable : il faut saler l'eau. Vous le faites déjà, me direz-vous, votre pincée de sel fin déjà entre les doigts.. Le sel fin, vous pouvez le remettre dans son pot, et sortez plutôt le gros sel. Pour une grande quantité d'eau comme celle nécessaire à la cuisson des pâtes, il faut une bonne poignée de gros sel. C'est un peu approximatif, certes, mais indicativement, je dirais que 2 cuillères à soupe de gros sel (pas très bombées puisque le sel glisse) font l'affaire pour 2 litres d'eau. Maintenant tout dépends de la taille de vos cuillères, et en cuisine, il faut essayer de se créer ses propres mesures.
Bref, une fois que vous avez salé l'eau, elle bouillira plus vite. Ensuite, je vous le demande comme une faveur, surtout, attendez que l'eau bouille avant d'imaginer jeter vos pâtes dedans. Bon, sur le choix des pâtes évidemment c'est une affaire de goût, mais nous les français avons pris incidemment de mauvaises habitudes, mauvaises en ce qu'elles nous font acheter et préparer les pâtes en dépit du bon sens. J'essaierai d'être brève.
Les coquillettes tout d'abord. Ok, les enfants adorent ça. Bon, en fait ce sont des pâtes à bouillon, de par leur taille, mais ce n'est pas très grave. Par contre, le Père Lustucru qui nous refile ses pâtes sèches avec des oeufs dedans, il nous prends un peu pour des billes. Les pâtes sèches, c'est semoule de blé dur et basta. Les pâtes fraîches par contre ont tout leur mérite à intégrer les "7 oeufs frais au kg" (enfin, 7, c'est même beaucoup !). Ben oui, parce que les pâtes sèches, celles avec des oeufs, elles ne peuvent pas rester ferme à la cuisson. Et en plus, ultime et suprême défaut : elles ne retiennent pas la sauce. Eh non, les pâtes glissantes que la sauce tomate fuit comme la peste, ce n'est pas une fatalité. Les pâtes sèches, de semoule de blé dur, cuites « al dente » et bien égouttées (non, les pâtes ne sont pas sensées avoir absorbé toute l'eau de la casserole, donc il faudra bien les égoutter) deviennent un peu collantes : c'est l'amidon (l'ami des pâtes) qui permettra à la petite sauce mitonnée par vous de bien accrocher les pâtes, de les enrober totalement. A cet effet, on oubliera donc totalement de mettre huile ou beurre dans les pâtes « pour ne pas qu'elles collent », à moins que l'un ou l'autre ne soit l'assaisonnement choisi. Ecartez aussi cette idée farfelue de rincer les pâtes, si jamais elle vous venait. A moins que vous ne vouliez refroidir instantanément les pâtes pour une salade de pâtes, ou une timbale napolitaine.
Le temps de cuisson est indiqué sur les paquets de pâtes, il ne tient donc qu'à vous de le respecter. Les pâtes sèches traditionnelles ont besoin de plus de temps que les pâtes « aux œufs», mais elles n'en sont que meilleures. Mais une fois cuites, égouttées et immédiatement assaisonnées à votre goût, il faut les servir sur le champ. Ce n'est pas pour rien que le plat de pâtes est servi comme « primo », c'est l'entrée, le premier plat du repas italien. « La pasta non aspetta !!! » tenez-vous le pour dit. Et il serait bien dommage qu'après tous ces efforts et cette attention portée à la préparation de vos pâtes, elles refroidissent misérablement avant d'être servies.
Enfin, pour le choix de vos pâtes sèches, la simplicité basique de la composition fait qu'il est facile qu'elles soient bonnes, sans pour autant être chères. Pour les bobos (ou les puristes) comme moi, on trouve partout de bonnes marques italiennes en supermarché. De Cecco (paquets jaunes et bleus ornés d'une petite dame qui me rappelle toujours celle des boites de couscous..), et La Molisana sont des marques répandues et de bonne qualité, Barilla n'est pas mal mais ses pâtes, industrielles, sont vraiment trop lisses, et si vous avez tout suivi, vous savez que ce n'est pas une qualité ! En fait, plus la surface des pâtes est visiblement rugueuse, comme farinée, meilleure elle est. Alors si l'italien n'est pas comme du chinois pour vous, cherchez les paquets portant la mention « trafilata al bronzo »… et la prochaine fois, je vous donnerai une recette pour traiter dignement ces pâtes dont vous maîtrisez parfaitement, à présent, la cuisson..

4.1.07

En 2007, suite

Ben voilà, c'était pas spécialement au programme, mais en 2007 je change aussi de présentation de mon blog. La fameuse "nouvelle version" de Blogger me plait bien, et ce modèle végétal a un petit air de printemps qui me ferait presque me sentir en mars.. Enfin tant que je ne met pas le nez dehors...

3.1.07

En 2007, j'arrête...

non, pas la cigarette, ça c'est déjà fait.
En 2007 j'arrête le Personnal Computer, Windows et son quasi monopole, sa politique agressive de vente, anti-concurrentielle (les logiciels installés, d'office sur les PC, et sans fournir les CD-Rom pour une ultérieure installation..) et les plantages intempestifs..
J'arrête, aidée par le Père Noël qui a décidé de revenir pour moi le 2 janvier et de me commander sur internet, le très beau iMac dernière version, avec ses 17 pouces d'écran panoramique et Mac OS X.. Je pense que mon petit iPod se sentira bien plus à l'aise, "en famille"..
J'adore le Père Noël ...

Bonne année à tous, meilleurs voeux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année..

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