11.2.09

Retour du Salon du Livre, l'épilogue!


Bon il va bien falloir qu'elle mette un point final à cette histoire de Salon du Livre, pensez-vous tout bas... C'est ce que je me dis aussi..
Alors pour mettre fin aux interrogations voilà les références :
"Cherche la petite bête", de Delphine Chedru chez Naïve : un très joli album aux illustrations très graphiques, aux couleurs primaires éclatantes et qui serait parfait pour ma petite souris s'il n'était pas juste en papier! La couverture est cartonnée certes, mais quand on voit le sort qu'elle fait aux livres comme Popi ou Papoum, en papier assez fort, mais qui ne résistent pas à ses coups de dents, et ses efforts de traction.. je sais que ce livre fera partie de ceux qui seront loin de sa portée et qu'on ne regardera qu'ensemble!
"Mûres mûres" ensuite, d'après Guo Ju-Jing, illustrations de Gaëlle Duhazé, chez HongFei. J'ai été séduite par la beauté et la douceur des illustrations. C'est une toute jeune maison d'édition, dont certaines personnes étaient présentes sur le salon et nous ont parlé avec beaucoup de passion de leur projet d'éditer des petits contes traditionnels (celui-ci du XIIIe siècle), et de faire de beaux livres. Celui-ci de la collection Coeur Vaillant traite de la Piété Filiale dans la jolie petite histoire d'un petit panda Yuanyuan. Et à la fin de l'album, quelques idéogrammes sont présentés au petit lecteur, avec leur prononciation, leur dessin, et leur origine, de manière très accessible et intéressante même pour les parents! Recommandé de 3 à 6 ans.
"Oink", d'Arthur Geisert, édité par Autrement. "Oink", c'est la seule parole, le seul mot et tout le dialogue que l'on peut lire dans cette petite histoire de.. cochons, forcément! Histoire sans paroles d'une maman truie qui a du mal à contenir la soif d'expériences de ses huit petits cochonnets. Des illustrations "à l'ancienne" puisque ce sont des gravures que nous présente ici Arthur Geisert, à peine rehaussées de rose pour les petits cochons. L'ensemble est pourtant plein d'humour et très expressif.. Un bel album, imprimé en France, ce qui n'est plus si courant..
"Rapport secret sur les Dents de Lait", une enquête de Yann Fastier, éditée par l'Atelier du Poisson Soluble. Ce sont bien deux petites quenottes que l'on aperçoit à  travers la forme d'une serrure sur la couverture, avant d'ouvrir les deux élastiques rouges qui ferment le livre à la manière d'un dossier. A vrai dire, la couverture ne m'inspirait guère. Mais à peine ouvert j'ai vu, sans paroles, et j'ai revu le petit grain de riz, le premier qui est apparu dans la bouche de ma petite souris cet été. Dès la page suivante, j'ai souris en lisant les quelques mots de chaque page.. C'est drôle, de temps en temps absurde mais toujours aussi drôle! On vous expliquera pourquoi les deux ennemis de la dent de lait sont la petite souris et le noeud papillon, de manière tout à fait extravagante et pourquoi pas, convaincante..
"Je veux une maman-robot" de Davide Cali et Anna Laura Cantone. Evidemment, il y avait un italien sur le salon, ça m'a intriguée.. J'ai fait une petite recherche sur internet avant d'aller au salon et j'ai vu qu'il vivait à Gênes.. une raison de plus d'aller l'embêter si jamais je le croisais.. Et bien oui, le deuxième jour où je suis allée au Salon, il était à sa table, il n'y avait même pas trop de monde, et j'ai pu avoir une dédicace pour ma petite souris (pour plus tard, hein, quand elle voudra une autre maman mieux que moi.. ) et on a pu discuter un peu.. Il est très joli cet album, et la petite histoire du garçon qui veut se construire un maman robot qui sera parfaite, lui laissera faire tout ce qu'il veut, lui cuisinera que ce qu'il aime et ne l'obligera à rien, pour finir par se rendre compte que sa maman robot, elle est toute froide et ne sait pas faire les câlins.. ça me parle, et je pense que ça parlera à ma fille dans quelques années.. inévitablement! Dans cet album, Davide Cali est l'auteur, mais il est aussi illustrateur, dont vous avez certainement vu déjà des dessins (édité chez Sarbacane en France). Mais son travail de BD (non traduit sur le site) plein de talent et d'humour, le rapproche de Lewis Trondheim (dans mes liens), qu'il a reconnu comme un de ses maîtres, d'ailleurs. Les "italianistes", vous pourrez apprécier l'ironie des textes..
Enfin, ma dernière trouvaille "27 premières" d'Audrey Calleja, édité par l'Atelier du Poisson Soluble également. Pour le coup, et contrairement à tous les autres (ou presque), livres de l'Atelier du Poisson soluble, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. (J'en ai parlé avec le responsable des éditions qui était là, je ne suis en général pas du tout inspirée par leurs couvertures, mais tous les livres de chez eux que j'ai quand-même ouverts m'ont totalement conquise, je les aurais tous achetés, ils sont géniaux).
Un dessin qui s'apparente à la gravure, la reprise de motifs fleuris d'imprimés, alliés à un dessin au crayon minimaliste, et l'utilisation de l'image du doigt pointé, anonyme et universelle, pour tenir un arrosoir, tout cela présente un collage d'images très différentes, qui me plaisent,  dans une composition moderne qui a quelque chose de surréaliste, ce qui n'est pas non plus pour me déplaire.
Graphiquement, tout l'album est à l'avenant : des collages de photos, retravaillées, dessins au crayon ou images coloriées au crayon de couleur, collage de typographies, travail sur les matières, l'ensemble est simple mais soigneusement élaboré et mis en page, jamais monotone, très original. Chaque double page est un petit tableau à soi.
Quand au contenu, c'est mon coup de coeur, et il est pour moi, celui-ci, pas pour ma fille, même si j'aurais plaisir à ce qu'elle le lise, plus tard. "27 premières" ce sont 27 premières fois qui comptent tout au long de la vie d'une femme, de l'enfance à la vieillesse. Des premières fois que l'on a probablement presque toutes vécues, ou que l'on vivra, et qui nous parlent de notre histoire. Le premier tour de vélo, où l'on se sent pousser des ailes, le premier petit amoureux à l'école, la première confrontation avec la mort d'un proche (au téléphone.. ), le premier baiser, mais aussi le premier régime, la première élection où l'on vote (avec une allusion à l'acquisition du droit de vote des femmes), la première fois où l'on se sent ou se voit vieille, et bien d'autres.. 
Très réussi, ce livre est une interrogation sur le sens de la vie, ses émotions, et il parle à chacune de manière très intime. Je ne saurais que vous conseiller de le trouver !
Et puis en vrac, quelques extraits des différents livres..

4 commentaires:

  1. Mûres Mûres, je l'ai offert et je ne l'ai pas reconnu, zut:)
    La maman robot me parle, je me l'achèterais bien pour les garçons tiens.
    Tu es trop forte, tu as réussi à faire quatre posts sur le salon du livre, moi je dis bravo!

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  2. Nous avons 2 livres de chez HongFei : Mûres, mûres et Pi, Po, Pierrot. Cette maison d'édition est une très belle découverte, autant pour sa collection, que l'enthousiasme de ces créateurs que j'ai pu rencontrer lors de 2 salons du livre.

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  3. Oui Etfée me l'a offert à moi (enfin à Choupette) le mûres mûres ;) Un vrai succès ! On a aussi pince coeur du même auteur (perdu dans la bibli en ce moment, faut que je le ressorte)
    (j'en peux plus de le lire)
    Cherche la petite bête aussi dans un autres style est très chouette !

    Il était où ce salon du livre de campagne ?

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  4. oh là là comme ça me démange de craquer encore et encore pour ces livres avec de si belles illustrations!!

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