5.2.09

Stress de Maman

Je suis un peu plus sereine aujourd'hui qu'hier, après avoir ramené la petite souris de son heure de halte-garderie, je peux donc vous raconter en quelques mots ce qui s'est passé, et ensuite passer au plus réjouissant sujet de ce que j'ai ramené de la Fête du Livre de Jeunesse..
Quand j'ai amené hier matin, Marie-Elise a la crèche, il y avait plus d'enfants que d'habitude, normal c'était mercredi. La directrice était absente depuis lundi, arrêtée pour cause de grippe, et il n'y avait qu'une ou deux éducatrices que j'avais déjà vues dans le lot. J'ai laissé mon bébé, directement par terre, au lieu de la donner dans les bras comme d'habitude, parce que celle qui nous a accueillies avait un autre bébé dans les bras, dont la maman était en retard. Mais rien de spécial. Quand je suis revenue, une éducatrice que je ne connaissais pas portait Marie-Elise dans ses bras, qui avait visiblement pleuré. 
  • "Ca s'est bien passé, mais il y a eu un petit problème. Je l'ai récupérée parce qu'elle pleurait. Les autres se sont acharnés sur elle". (je la cite textuellement)
  • Je la regarde, je ne comprends pas. "Ah bon? Mais qui, les plus grands? Qu'est-ce qui s'est passé?"
  • Un poil embarrassée.. "Je ne sais pas". 
Je récupère ma fille sans plus tarder, et je lui signale qu'elle avait aussi un doudou et une sucette avec elle. Elle ne savait pas non plus, et il a bien fallu 5 minutes pour les retrouver (c'est pas compliqué, elle me les a tous montrés un par un, de l'autre bout de la pièce..), d'où l'utilité de laisser quelque-chose à l'enfant pour le rassurer, au fond d'un casier.
Une autre des éducatrices lui signale qu'il faut marquer à quelle heure je suis venue la récupérer, et celle-ci de répondre : "Mais je ne sais même pas comment elle s'appelle, moi!" 
Des petits détails, insignifiants pris séparément, mais qui m'ont amenée à penser que ma fille a été laissée "seule", assez longtemps pour que plusieurs enfants viennent l'embêter jusqu'à la faire pleurer (ce n'est pas une chouineuse, surtout avec les autres enfants, qui la fascinent), et pour que les éducatrices ne sachent pas ce qui s'est passé... Quand au terme "acharnés", je ne peut qu'espérer que c'est la sensibilité de rhinocéros de cette éducatrice qui l'a amenée à utiliser ce mot, pour une situation que j'espère loin de l'acharnement, vous me comprendrez. 
Je me suis sentie très mal. Ma confiance s'est effondrée, et mon envie de ramener mon bébé dans cet endroit aussi.. Je soupçonne aussi les éducatrices d'avoir négligé de surveiller correctement les enfants, peut-être le temps d'un café, et peut-être aussi profitant de l'absence de la directrice, en qui j'ai toute confiance.
Toute cette histoire m'a travaillée, quand j'en ai parlé à mon mari il a eu la même réaction que moi, il faut en parler à la directrice. Ce n'est peut-être qu'un petit incident, un malheureux concours de circonstances, mais d'une part j'ai besoin de le lui dire pour moi, pour qu'elle me rassure et m'explique si ce sont des choses qui peuvent en effet arriver, et aussi pour qu'elle sache qu'il y a peut-être eu un peu de relâchement de la part de certaines personnes. 
J'ai appelé pour demander à la crèche de lui transmettre mon numéro de téléphone en précisant que je souhaitais lui parler de l'adaptation de ma fille, mais je n'ai pas eu de coup de fil hier. J'ai eu du mal à dormir cette nuit, et ma première pensée au réveil a été pour le rendez-vous de ce matin à la crèche. 
Ce matin il y avait moins d'enfants, moins de grands surtout, et c'était de nouveau calme, et de nouveau des éducatrices que je connaissais. Je leur ai demandé quand-même, si mon message avait été transmis, et j'ai dû expliquer pourquoi je souhaitais lui parler, mais cela a été en même temps l'occasion de parler à celles qui n'étaient pas là de ce qui s'était passé, et de leur dire en quelque sorte de garder un peu plus un oeil sur ma fille en adaptation, même si ce n'était pas elles qui étaient concernées.  J'ai bien senti qu'elles se sentaient quand-même mises en cause, ce n'était pas mon intention, mais je me suis sentie mieux de l'avoir dit, et mince si ça les vexe. De toute façon, je ne pense pas être la mère la plus pénible parmi celles qu'elles doivent avoir à fréquenter, et tant pis si elles ont un a priori.. Cela changera peut-être avec le temps. 
En fait, c'est la première fois que j'expérimente vraiment le fait que je ne pourrais pas toujours la protéger. Je le sais pourtant, mais je pensais qu'avant l'école, elle resterait quand-même préservée. Là c'est un peu dur.
Par contre, je l'ai bien observée hier toute la journée, elle a été un peu grognon, et  silencieuse jusqu'à l'heure du goûter, après ça allait mieux. Et surtout ce matin, pour voir si elle craignait de retourner à la crèche. Mais ça s'est très bien passé, elle avait l'air contente. Quand je suis revenue également, et les éducatrices ont bien insisté pour dire que ça s'était très bien passé. C'est l'essentiel. Je suis plus perturbée par cet incident qu'elle, et c'est tant mieux, évidemment.
Finalement, c'est un peu difficile d'enchaîner sur mes acquisitions du salon du livre, alors ce sera pour une prochaine fois, ce message est assez long comme ça et se suffit à lui-même!

11 commentaires:

  1. Et bien je ne trouve pas ça normal non plus mais je n'ai jamais fréquenté de crèche, les enfants sont tous allés chez la même nounou qui est devenue une amie. Tu as bien fait d'en parler, ce n'était pas sain comme situation et puis on ne laisse pas des enfants si petits désoeuvrés!

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  2. J'imagine ta détresse mais Marie-Elise n'a pas l'air d'une petite fille qui va se laisser marcher sur les pieds dans la vie: fais lui confiance!

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  3. Rapidement du boulot;

    Tu as bien fait d'en parler et de rencontrer la directrice. Je ne trouve pas normal un enfant laissé seul, un enfant qui n'est pas pris dans les bras, dorlotté, entouré surtout les premiers jours de son adapatation en crèche.

    Mes 3 enfants ont été ou sont encore en crèche, j'ai eu la chance de me sentir en confiance dès le début et de sentir que mes enfants étaient bien.

    J'espère de tout coeur que cela se passera mieux maintenat et que Marie-Elise sera heureuse de passer ses journées à la crèche.

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  4. Courage ma Lucia, c'est pas facile tous les jours d'être une maman! Et ne culpabilise pas d'avoir "cafté", la crèche doit être un havre de confiance et d'affection, pas un endroit où l'on craint de laisser sa petite fille. Marie-Elise est encore trop petite pour se défendre toute seule, c'est à toi de la protéger et c'est exactement ce que tu as fait. Je suis sûre que ça va aller mieux maintenant. Je vous embrasse fort toutes les deux.

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  5. Oh que oui il faut en parler !... Je suis une nouvelle maman de quelques semaines seulement et tes mots ont trouvé un fort echo en moi car je n'ai pas encore envisagé de telles situations pour mon bébé... et pourrant je sais que ça viendra un jour... un jour je ne pourrai plus la protéger...

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  6. io pure sarei stata preoccupata e agitata dopo il racconto che ti ha fatto l'educatrice !! non lasciare che quest'episodio passi senza parlare con la direttrice e capire perché ci sono dei momenti in cui nessuno sta sorvegliando i bambini, non lo fai solo per tua figlia, ma anche per tutti gli altri bambini

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  7. estrellazul : Pure tu leggi benissimo il francese, a quel che vedo :o)
    Ho fretta di vedere la directtrice, lunedi, e parlare con lei, che mi sembra proprio una brava persona, seria e affidabile.. Quel che è successo è successo, ormai è passato e per fortuna non è successo niente di grave. il più preoccupante, per me, e che l'educatrice che ho sentito non sapesse cosa fosse successo.. Non capisco come possa dire una cosa simile! Sottointende che non ha visto niente, ma per quanto tempo??? Vabbè, vediamo cosa si dice lunedi.. sapro' dirvi..

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  8. oh la la, comme je comprends comment tu as dû te sentir après les mots de l'éducatrice pour avoir eu des soucis de ce genre avec une nounou... et non, on ne peut pas toujours les protéger mais ça n'empêche pas d'essayer. Le plus important c'est que ta puce est retournée à la crêche le sourire aux lèvres, c'est le signe qui devrait t'apaiser.

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  9. Oui, elle y est retournée sans diffucultés dès le lendemain, et lundi aussi. J'ai pu parler avec la directrice qui m'a écoutée, comprise et rassurée. Elle n'a pas nié qu'il y ait eu un problème, et ça aussi j'ai apprécié!

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  10. Tu as bien fait de réagir tout de suite et d'expliquer ta perception de la situation et ton processus pour arriver à la conclusion que ta fille avait probablement été seule longtemps. Tu as posé tes limites. Tu as expliqué tes inquiétudes. Il fallait le faire même si on a peur que notre enfant vive par la suite les conséquences. Plus souvent qu'autrement, les éducatrices porteront plus attention quand notre enfant se trouve dispersé parmi des grands. Tu leur as simplement signalé que dans certain contexte, leur attention peut se disperser et qu'il y a des conséquences. C'est ainsi que je le vois.

    On devient lionne quand on sent notre enfant en situation de danger ou de négligence. C'est TA fille et tu as bien fait de dénoncer même si c'était difficile et embarrassant.

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