28.1.10

"Ciao Lucia"

Reprenons. 
Nous en étions restés, mercredi dernier, à mon rendez-vous qui devait avoir lieu le lendemain, jeudi, à 14h, avec mon Directeur. 
De 14h où il était encore en réunion, j'ai attendu jusqu'à 15h où il était occupé, puis 15h45 où il était au lycée, j'ai fini ma journée, je ne l'avais toujours pas vu. 
Vendredi il était prévu qu'il soit absent, je n'ai donc pas eu de rendez-vous pour le lendemain, mais le jour dit, c'est moi qui était absente finalement, puisque ma petite souris avait de la fièvre et une angine. J'ai quand-même appelé et demandé un rendez-vous pour le lundi, 10h. 
Lundi 10h, il n'est pas là, il a du rentrer chez lui. Je précise à la secrétaire que mon contrat se termine le 27, qu'il serait important que l'on se voie avant. Elle doit me rappeler quand il revient. 
Ne me rappelle pas, je passe la voir à 12h, et elle me dit qu'en début d'après-midi, il est pris par le conseil de direction. Jusqu'à 15h30. Je me dirige vers le secrétariat à l'heure dite. Je l'entrevois, une prof revendicative le monopolise, une demi-heure, enfin c'est à moi. 
Je n'y suis pas allée par quatre chemins, je lui ai dit qu'à l'occasion du renouvellement de mon contrat, je souhaitais modifier le nombre d'heures pour supprimer une journée. Celle que je passe au lycée, parce que cette année on ne me donne pas la possibilité de faire mon travail de documentaliste. Le CDI est une salle d'étude bis, à laquelle on rajoute des chaises si jamais le surplus d'élèves de l'étude ne rentre déjà plus, c'est ingérable, et même les élèves qui devraient être prioritaires ne le sont plus. De ce fait, je ne fais que de la surveillance et de la discipline, je n'apporte rien, je n'ai aucun motif de satisfaction, aucune gratification, ni considération. Moi je n'ai pas été recrutée pour ce travail là, et comme je connaissais déjà l'établissement, je ne m'attendais pas à ça. Enfin bref. 
Sa réponse a été que oui, en théorie ce serait possible, mais qu'il aurait trop de mal à trouver quelqu'un pour prendre si peu d'heures. Le lycée est plein à craquer, mes exigences sont un luxe que l'établissement ne peut pas se permettre. Que donc c'était à  moi de choisir si je voulais rester à temps plein, ou partir pour de bon. Que j'avais donc 24h pour me décider. Ma suggestion de lui proposer quelqu'un pour me remplacer n'a pas retenu son attention, il y a à peine répondu. Et si je dois bien dire qu'il a été absolument correct dans tout ce qu'il m'a dit, qu'il m'a bien assuré qu'il ne me jugeait pas, que c'était à moi de voir, de petits détails comme celui-ci m'ont bien fait comprendre qu'il ne lèverait pas le petit doigt pour essayer de trouver un compromis, que j'aurais été prête à faire, d'ailleurs. Je crois que j'ai été un peu vexée qu'il fasse si peu de cas de la possibilité que je parte, tout en me sentant désagréablement coincée. Je suis sûre qu'il pensait que je resterai, à ses conditions, et ça aussi, c'était un peu vexant. 
Je n'avais pas réellement l'intention de partir, mais l'idée de rester dans ces conditions me déplaisait fortement, me pesait même. Je suis rentrée chez moi déçue, contrariée, mais pas décidée. 
Le fait de partir me créait d'autres problèmes et soucis: l'argent bien sûr, avec l'achat de la maison, mon salaire était évidemment bienvenu, et puis surtout la nounou, que je n'avais aucune envie que ma petite souris cesse de voir, elle l'adore et fréquenter d'autres enfants lui est bénéfique. Je ne me voyais pas rester à la maison toute la journée avec elle, même en essayant de lui proposer des activités, cela n'aurait pas été aussi bien. 
J'ai appelé ma Maman, mais la discussion que nous avons eu ne m'a pas beaucoup aidé, autant elle sait me réconforter quand j'en ai besoin, autant elle n'arrive pas à m'éclaircir les idées quand c'est ce qu'il me faut. Elle était d'avis que je reste. Et tout ce qu'elle a pu me dire allait dans ce sens. Elle a essayé de me convaincre. 
J'avais décidé d'attendre que la décision s'impose à moi, peut-être après la nuit qui porte conseil, ou bien si vraiment mon indécision persistait, au dernier moment, en faisant le choix de la raison. 
Je me suis endormie, très fatiguée. Mais quand la toux de ma petite souris nous a réveillés, à 4h, je ne suis plus arrivée à me rendormir. J'avais beau tourner le problème dans tous les sens, les deux possibilités de choix ne me convenaient pas. Et je n'arrivais pas à détourner mon esprit de ces pensées.. 
Et puis à un moment, j'ai commencé à imaginer des solutions pour arrêter le travail mais résoudre les problèmes, au moins en partie, que cela me posait. J'ai imaginé que je pourrais demander à la nounou de prendre ma fille moins de jours par semaine, en me demandant jusqu'à combien elle accepterait de descendre, et combien ça nous coûterait de moins.. Pour l'argent, je n'ai pas d'autres solutions que de modérer mes dépenses.. et consommer raisonnablement! 
Enfin bref, quand le réveil a sonné, je n'avais pas pris de décision mais je me sentais mieux de pouvoir envisager au moins, les deux alternatives. 
J'ai commencé à me dire que j'avais le choix. Cette indécision et l'importance du choix à prendre a pesé sur mes épaules toute la journée, si tant est qu'elle ne couvait pas déjà depuis longtemps, comme me l'a suggéré une amie. J'ai pris un peu de temps, le matin pour dire à la nounou ce qui se passait et lui demander son avis sur la question.. Elle ne m'a pas donné de réponse immédiate, mais elle n'était pas complètement réfractaire à l'idée, et puis elle est gentille, j'ai senti qu'on pourrait s'arranger. J'ai travaillé toute la journée, normalement, avec le poids de ma liberté sur les épaules, et vers le milieu de la journée, j'ai commencé à envisager mon départ. Et j'ai senti que chaque geste habituel, chaque élève que je renseignais ou à qui  je prêtais un livre, je le faisais peut-être pour la dernière fois. 
J'expérimentais cette sensation, déstabilisante. Mais pas inconnue. Et ce n'était pas de gaieté de coeur non plus. 
J'ai pu mettre en ordre un peu, les choses, j'ai rangé, jeté des papiers, préparé ce que je devais donner à des profs. Je pense que les personnes âgées, à un certain moment, doivent se préparer comme ça, à la mort. Avec le poids de penser à ce qui va arriver, mais la conscience de faire ce qu'il faut pour le préparer, pour se préparer, pour faire déjà soi-même, son deuil. (On dit bien que partir, c'est mourir un peu..)
Ce que j'ai pu faire, et qui m'aurait réellement manqué, ça a été annoncer à ma petite élève américaine, arrivée en septembre sans parler un mot de notre langue, que je suis depuis pour l'aider en français, 2h par semaine, et qui est adorable, lui annoncer que j'allais sûrement ne plus travailler là, et que le livre que nous lisions ensemble, je le lui offrais. Je l'ai vue un instant déstabilisée, je l'ai rassurée en lui disant que j'allais voir le Directeur ce soir, que ce n'était pas sûr, mais que de toute façon ce n'était pas grave. J'avais l'impression d'annoncer une mauvaise nouvelle à ma fille, en essayant de la préserver. 
Elle a commencé sa lecture, oubliant de s'arrêter à la fin du paragraphe comme prévu, pour faire la traduction. Puis s'est interrompue "Does it mean that today is the last time?" "Yes." "Oh."
Et elle a repris sa lecture, avant de s'apercevoir qu'elle était allée trop loin et on a commencé la traduction. 
Je l'ai félicité, à la fin de l'heure, sur les progrès qu'elle a fait et qui sont, réellement, impressionnant, elle n'a pratiquement plus d'accent, sa prof de français m'a dit qu'au dernier devoir elle a eu 18/20, la meilleure note de la classe. Elle était contente, je pense, (et moi aussi), que l'on se soit dit au-revoir, elle m'a remerciée de nombreuses fois pour tout ce qu'on avait fait ensemble, et pour le livre. Elle n'était pas triste et j'ai été heureuse de la voir forte comme ça, gaie d'avoir son livre et sûrement aussi que j'ai pris le temps de lui expliquer ce qui se passait. 
Enfin, je me rends compte que je m'étends.. Celles qui lisent mes emails savent que je peux en raconter des pages, mais peut-être que cette lecture en lassera certaines avant la fin, j'en suis bien consciente.
Le reste de l'après-midi, j'ai expédié les affaires courantes, comme on dit, je suis allée saluer ma collègue au lycée qui supporte la situation que je déplore, les trois-quart de la semaine. Et quand je suis revenue, j'ai encore eu le temps d'attendre l'heure de mon RDV en papotant avec mon copain le CPE.. 
J'ai tout préparé avec soin, et sérénité, autant que possible, avec non pas une boule dans le ventre, mais une légère pression, générale, que je pouvais ressentir physiquement sur tout mon corps. Quand j'ai traversé la cour déserte à cette heure, pour aller à mon RDV, comme à chaque moment important de ma vie, les détails du temps qu'il faisait, de l'odeur de l'air, des bâtiments qui m'entouraient se sont imprimés dans ma mémoire. Je n'ai pas attendu cette fois, pour être reçue. Et je lui ai donné ma décision. J'étais curieuse, un peu de voir sa réaction, mais il a eu l'air de rester impassible, le visage toujours amical. Je lui ai dit qu'il en allait de ma santé et de mon équilibre, et il a approuvé, me disant que en effet, la famille et l'équilibre devait primer, évidemment. Une petite pointe, tout de même quand il m'a dit que c'était dommage que je ne puisse pas avoir la perméabilité que réclamait ce poste, entre la surveillance et la documentation.. A quoi je n'ai pu que lui rétorquer qu'en l'occurrence il ne s'agissait pas de perméabilité entre plusieurs aspects de la fonction, mais bien un seul de ces aspects qui avait envahi tout le temps disponible. 
Il m'a aussi dit que c'était une décision courageuse, et je suis contente qu'il n'ait pas pensé que c'était une solution de facilité. Parce que c'était loin d'être le cas. 
Enfin, nous sommes restés en bons termes, et il m'a dit, la formulation était assez révélatrice, d'ailleurs, de sa façon de penser, de ne pas perdre l'établissement de vue. J'aurais pensé plutôt, qu'il aurait pu me dire le contraire, qu'il ne perdait pas de vue mon CV, et que si les conditions changeaient il penserait à moi. Mais c'est l'inverse, c'est moi qui doit y penser, et le solliciter. 
Bref, je lui ai souhaité bonne continuation, et de trouver quelqu'un qui me remplace avantageusement. Puisqu'il pensait qu'il serait plus facile de trouver quelqu'un à temps plein, j'espère pour lui, enfin plutôt pour mes collègues et mes élèves, qu'il trouveront quelqu'un de bien, de mieux, pour prendre la relève!
Une fois la discussion terminée, il ne m'est plus resté qu'à prendre mes affaires au CDI, et attendre la sonnerie en salle des profs pour saluer mes collègues et les avertir. Ils sont tombés des nues, ils sont resté avec moi un moment, me promettant de rester en contact, de m'inviter à manger ensemble.. J'en serais ravie, mais malheureusement je sais que, après, la vie reprend son cours, et même si on n'oublie pas, on prend rarement le temps, on trouve rarement l'occasion de se revoir.. je le regrette.
Une page se tourne et même si je suis sereine, mon coeur se serre devant l'inconnu de ce que me réserve l'avenir, et devant ceux que je laisse. 
Ils étaient tous partis quand j'ai eu rassemblé mes affaires et que je m'apprêtais à sortir, un dernier regard machinal au tableau blanc et j'ai reconnu l'écriture de l'un de mes "meilleurs collègues":

 "Ciao Lucia" 


22 commentaires:

  1. Quelle aventure, j'en ai des frissons.
    Alors, c'est si facile que ça de partir ...
    En 24 h !
    Pour l'avenir, je suis sûre que tu trouveras ta voie et bien avant moi ;-)

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  2. C'est aussi beau et aussi triste qu'une nouvelle...et en même temps rempli d'espoir!
    "juste quelqu'un de bien..."



    ;)

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  3. oh la la, comme ça, pof.
    C'est très zen à deux balles ce que je vais dire mais c'est en refermant les portes qu'on a les mains libres pour en ouvrir d'autres... enfin, tu vois l'idée.

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  4. c'est une porte qui se referme mais une immense baie vitrée qui s'ouvre pour toi, Lucie, et je t'y souhaite beaucoup d'ensoleillement car il est évident que pour le courage, tu as déjà tout ce qu'il faut !

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  5. Je crois que tu as pris la décision qui te convenait...et tu sembles sereine. Même si tout semble être allé très vite, cela murissait en toi depuis quelque temps déjà, tu étais prête pour prendre une telle décision. In bocca al lupo per tutto e un abbraccio grande grande ! Baci.

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  6. Je suis fière de toi et non, je ne pense que tu as choisi la solution de facilité!

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  7. Marie, oui, comme ça, pof :o)
    Oui, je vois ce que tu veux dire sur la possibilité d'avancer, il faut laisser des choses derrière soi pour pouvoir le faire.
    J'aurais pu essayer de continuer un peu, en fait, mais si j'avais dû arrêter plus tard, j'aurais dû donner ma démission et c'est lourd de conséquences pour l'avenir, j'aurais été grillée dans le circuit Education Nationale. Bon, pour le moment je n'envisage pas d'y retourner, mais on ne sait jamais et je m'en serais voulu de me fermer à jamais cette porte. Là c'est à l'occasion de la fin de mon contrat, j'avais donc le choix de le re-signer, ou pas, sans préjudice.

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  8. C'était payant de lire jusqu'au bout, quelle chute!
    Je suis heureuse pour toi, biensûr tu ne sais pas de quoi sera fait demain mais tu n'as plus à te poser ces obsédantes questions. N'y-a-t'il aucun moyen de trouver un job ailleurs que dans l'enseignement?

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  9. ouch..! j'ai des frissons à te lire! C'est difficile à prendre ce genre de décisions. Profite bien de ta puce en attendant que d'autres portes s'ouvrent!

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  10. Ce devait être écrit, belle leçon de courage, une nouvelle route...

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  11. oh lucie! que c'est dur de prendre de telles décisions dans l'urgence. ton proviseur en plus n'a pas l'air très ouvert, mais tu as pris la décision qui même pas facile va t'ouvrir d'autres portes.

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  12. Quel courage ! Et en même temps, on sent bien que de toute façon, tu aurais pris la même décision à un moment ou un autre. Je comprends que tu souhaites garder ta nounou, c'est en effet bien que ta puce voie d'autres personnes, d'autres enfants... De mon côté, c'est pour ça que je vais mettre Eliott à la halte garderie.
    En tout cas, j'espère que tu trouveras un travail qui t'épanouira ; tu as l'air d'aimer ton métier et ne pas avoir d'amertume vis-àvis de cette expérience.

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  13. finalement c'est peut être une bonne chose que la décision ait du se prendre dans l'urgence, maintenant que c'est fait tu auras de toute façon l'esprit plus libre pour envisager la suite...

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  14. et bien, je te souhaite une belle suite... A ta hauteur...

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  15. Bravo pour cette courageuse décision!

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  16. Je suis restée jusqu'à la fin. Bonne continuation !

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  17. J'espère que ta décision te soulagera les semaines à venir. Je ne crois que l'on se sente plus légère, c'est sur même, car c'est une décision qui est lourde de conséquences en tout cas pour moi qui vit la même situation que toi, je peux t'assurer que certains moments sont difficiles à vivre au quotidien, justement ce quotidien pour lequel on se fait du souci, on a toujours des inquiètudes, financièrement c'est pas le pied, gérer son temps puisque l'on en a plus n'est pas toujours évident, éviter de tomber dans la oisiveté, ne pas se décrocher du monde extérieur, et pleins d'autres choses encore mais je peux te l'assurer, en aucun cas, je ne retournerai en arrière, non je n'ai aucun regret.

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  18. J'ai beaucoup aimé lire ton long billet.
    Je comprends tes doutes, j'ai fait le choix après la naissance de Léa de ne pas reprendre mes jobs alimentaires et de me lancer vraiment dans l'illutration en indépendante, décision pas facile à prendre. C'est vrai que les rentrées d'argent sont fluctuentes (heureusement qu'il y'a le salaire fixe de mon compagnon) mais je ne regrette pas mon choix, j'ai tenu à mettre Léa à la crèche pour qu'elle voit d'autres enfants et c'était important si je voulais que mes journées de travail à la maison soient efficaces, même s'il n'est pas toujours facile de cloisonner tout ça au quotidien...
    Voilà j'espère que tu vas trouver la voie qui te convient le mieux, tu as pris une décision courageuse et ça c'est déjà un grand pas en avant :)

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  19. On sent à te lire que tu as fait le "bon" choix, c'est à dire le choix qui corresponds à ce que tu voulais au fond de toi.
    Je suis un peu dans la même situation que toi. J'ai abandonné une profession que j'aimais pour avoir passer plus de temps avec ma fille.
    Je cherche maintenant une nouvelle voix qui me permettrait d'avoir une vie extérieure gratifiante et du temps pour profiter de ma famille. C'est un peu le Saint Graal de toutes les femmes, j'ai l'impression ! ;)))

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  20. ciao lucia,

    ceci traduit le refus de se perdre, de perdre de vue les raisons pour lesquelles une personne peut bien avoir embrassé telle ou telle carrière, diciamo. Moi dans la traduction 15 ans après je n'étais plus satisfaite non plus, non mi sentivo appagata. Travailler comme un machine, des pages et des pages au profit de la productivité, de la rentabilité, non merci ce n'est pas pour moi. Je viens de tourner la page, ho chiuso la partita iva. J'essaie à présent de mettre sur pied un projet...Et je reste à l'écoute, à mon écoute...c'est ce que tu as fait. ton ressenti t'a aiguillé sur la décision à prendre. C'est effrayant mais stimulant car c'est un autre chapitre qu'il te faudra qu'il nous faudra écrire. Et se remettre en question, peut être constructif. Tu pourras faire ton bilan,, dresser la liste de tes compétences et ce que tu souhaites et ensuite tu pourras bouger en conséquence.

    De tout coeur avec toi.
    ccildeturin

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  21. Ton récit est très poignant.
    Je te souhaite une belle route désormais.
    Bises.

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  22. c'est une bien belle leçon... et je suis certaine une bonne décision pour toi... bonne route dans cette nouvelle vie qui s'offre à toi... très beau texte... belle soirée

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