30.6.10

Des amitiés

Les blogs sont un monde virtuel, presque imaginaire, on se promène aux quatre coins du Monde, de temps en temps on amorce une discussion, des échanges et là déjà ça devient plus concret, et naissent des amitiés. Et puis au-delà des amitiés épistolaires (on peut dire épistolaires pour des emails??), arrive parfois la réalité concrète, sous forme d'enveloppe ou de colis postal. C'est à chaque fois un émerveillement pour moi de recevoir un petit bout de l'univers de l'une ou de l'autre, de découvrir une écriture, et même parfois un léger parfum. Eh bien ce mois-ci j'ai été gâtée! Il y a eu d'abord le livre de Cécile, en prévision de mon opération, et puis j'ai été tirée au sort chez Daniela et j'ai reçu cet adorable sac, dont je vous avais déjà parlé.


Puis elle m'a dit qu'elle pensait à ma convalescence, et que je recevrais quelque-chose bientôt.. Et en effet, le facteur m'a apporté un bien joli paquet! Chaque attention était particulière pour moi.. 


Le sucre pour les gaufres belges est un rappel de ce qui était probablement ma première visite chez elle, où je lui demandais la recette, ravie d'avoir trouvé quelque-chose qui ressemblait aux merveilleuses et inoubliables gaufres mangées à Barcelone, il y a bien 7 ans.. Eh bien oui, j'ai découvert que c'était des gaufres belges que j'avais mangé en Espagne, que voulez-vous.. 
Les petits paniers en tissus étaient aussi une découverte faite chez elle, et j'avais même eu droit à un tuto privé, mais je n'ai jamais (pas encore..) trouvé le moyen de les faire.. 
Et puis un bon livre pour occuper mes journées de convalescente, et découvrir ses goûts littéraires.. 
Mais ce n'est pas tout, une autre Cécile, elle aussi, m'a demandé mon adresse, sans trop me dire ce qui m'attendait, et j'ai été aussi très gâtée! 
Un très joli sac en solide toile, rayé comme un sucre d'orge, et garni en plus! J'ai découvert dans les petites poches intérieures, un joli magnet de Piazza Vittorio, de Turin (pour une amoureuse de l'Italie comme moi, c'est précieux), une boite de pastiglie del Leone à la violette que j'adore, mon initiale dans un très tissu fleuri matelassé, une jolie petite carte avec un petit mot, et un livre qui me plaira certainement beaucoup, à ce que j'en sais..  

Alors que vous dire de plus? Quand la réalité vient jusqu'à nous, c'est merveilleux, c'est un peu Noël.. et ça m'a donné envie de remercier chacune d'entre-elles, et aussi de vous faire un petit cadeau, bientôt.. On voit plus chez les italiennes que chez les françaises ce qu'elles appellent un "giveaway", et pour avoir reçu déjà 3 fois un petit cadeau, je voudrais le faire à mon tour. Je n'oublie pas mon PIF, même si j'ai du retard, il me restait encore deux choses à faire.. J'attends la confirmation de l'adresse de Mme Babioles, mais pour la deuxième, malheureusement, Aymelle a disparu de la circulation blogosphérique, je suis sans nouvelles depuis son dernier post, qui n'augurait rien de bon, et ça m'inquiète.. Comme je n'ai pas son adresse je ne peux rien faire. En attendant, et en espérant qu'elle reparaisse, je ferai quelque-chose pour vous. 

28.6.10

Saveur d'enfance


J'ai trouvé il y a quelque temps en magasin bio, une céréale qui m'a rappelé un souvenir bien précis, presque jusqu'à en avoir le goût dans la bouche.. Un jour, une seule fois, ma maman avait acheté un paquet de petit épeautre, et suivant la recette qui était sur le paquet, en avait fait un plat sucré, original qui avait enchanté mes papilles de petite fille. Sans avoir la recette, je me rappelais que c'était une préparation très simple, et j'ai eu envie de tenter quelque-chose. 
J'ai oublié ce sachet dans mon placard, mais il s'est très bien conservé, et je l'ai ressorti la semaine dernière. Pour le premier essai, je l'ai fait cuire à l'eau comme du riz, comme indiqué, sans aucun assaisonnement. Ce qui m'a permis d'en utiliser une partie en céréale salée, comme du riz ou des pâtes. Et là déjà, nous nous sommes régalés, petite et grands. Puis j'ai voulu essayer de sucrer le reste, encore chaud, avec du miel de lavande qui s'est immédiatement liquéfié et mélangé aux petites graines, et je me suis pâmée.. C'était ça, le goût de mon enfance, et le goût propre de l'épeautre ressort et s'accommode merveilleusement au miel. Et puis je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, l'impression de manger quelque-chose de sain, naturel, nourrissant et bénéfique en plus d'être bon.. Vous savez que c'est une céréale très ancienne,  dont la culture demande peu d'eau, aucun pesticide, et qui contient beaucoup de calcium? 
Bref, je n'ai pas tardé à vouloir recommencer une autre version, pour essayer.. J'ai lu que l'on pouvait aussi procéder en faisant tremper les graines dans de l'eau, toute une nuit, avant de les utiliser. J'ai voulu essayer, et ça gonfle un peu, en effet. 
Je les ai cuisinées comme du riz au lait, ensuite, en les faisant cuire longuement dans du lait, sucré au miel. Mais il n'y a pas d'amidon comme avec le riz, le lait est resté tout à fait liquide, il ne s'épaissit pas. Et les graines absorbent moins facilement le lait que l'eau, pendant la cuisson, elles étaient donc un peu plus fermes que quand je les ai faites cuire à l'eau. Tiède je n'étais pas vraiment convaincue, mais une fois bien rafraîchi au réfrigérateur, c'était un délice! Un parfait petit déjeuner! 

Après concertation avec ma maman, entre mes souvenirs et les siens il apparaît qu'elle avait probablement simplement fait gonfler les graines avec un sirop, eau et sucre, pendant la nuit.. peut-être sans cuisson? 
En tout cas,  je suis totalement conquise et cet aliment fait désormais partie de ma liste de courses! 

25.6.10

{this moment} - 3

{this moment} - 
A Friday ritual. 
A single photo - no words - capturing a moment from the week. 
A simple, special, extraordinary moment. 
A moment I want to pause, savor and remember. 








D'autres moments, chez SouleMama

20.6.10

Défi'13- Mieux vaut tard que jamais!



J'ai presque honte de l'avouer mais ce tricot était celui de mon Défi'13 de juin, disons qu'au point où on en est, Défi'13 ou pas, ça pouvait passer inaperçu. Enfin bon. Il ne me restait qu'une dizaine de cm à tricoter du corps, le 2 juin au soir, quand j'ai arrêté.. Et comme je ne pouvais plus du tout tricoter ensuite (oui enfin presque plus, 2 rangs par jour au prix de crampes, je n'appelle pas ça tricoter moi..) eh bien je n'ai pas pu finir. J'ai un certificat, médical, ça compte? 
J'ai adoré tricoter ce gilet, déjà admiré ici ou , et comme je voulais essayer ce fil Coton-lin de Schachenmayr depuis longtemps, c'était l'occasion! Eh bien le fil aussi est super! Il est bien rond, consistant, ne se dédouble pas.. un régal!  
Bon, pour le patron de ce Sweet Peasy, en anglais et sur Ravelry, je ne vous cache pas que j'ai eu quelques hésitations.. et je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. J'ai de toute façon fait au moins une erreur dont je suis certaine, une erreur d'interprétation je pourrais dire, quand après avoir tricoté les manches, il faut commencer des augmentations. Il est ensuite dit de tricoter 6 cm, puis faire encore un rang d'augmentations : j'ai fait 6 cm d'augmentations.. parce que précédemment dans le patron, quand il ne fallait pas augmenter il y avait marqué de tricoter tout droit. Et là ce n'était pas précisé. Et puis j'ai tricoté  ces 6 cm sur mon lit à l'hôpital, j'avais le patron mais j'étais tellement sûre de ce que j'avais compris, que je n'ai pas relu les instructions.. et j'avais un peu la tête ailleurs aussi!
J'ai donc un gilet trapèze. 
Enfin bref, je me suis quand-même payé le luxe de faire des modifications aux manches un peu rallongées (et j'ai bien fait) et avec un rang supplémentaire de diminutions aux poignets, pour un effet un peu plus bouffant que j'aime bien. Et un double jeté pour les boutonnières qui étaient vraiment petites sans cela. Et aussi un rang supplémentaire du motif ajouré. C'est peut-être tout.. je vérifierais mes notes, je n'en suis pas sûre.
Enfin, au final, je suis enchantée de ce tricot, il tombe parfaitement bien, il ferme bien, il se tient bien, il n'est pas fragile, il n'a pas besoin d'être bloqué, il n'est ni trop long ni trop court, je l'adore! Et même en aiguilles 3,5, je suis prête à le retricoter sur le champ. 


18.6.10

{this moment} - 2

{this moment} - 
A Friday ritual. 
A single photo - no words - capturing a moment from the week. 
A simple, special, extraordinary moment. 
A moment I want to pause, savor and remember. 






D'autres moments, chez SouleMama

9.6.10

10 / 10 Egalité - 10 a 10 : pareggio



Me voilà. Une semaine après mon départ, je prend le clavier pour vous donner quelques rapides nouvelles. Rapides parce que je tape debout et c'est plutôt inconfortable. 
Un grand merci, d'abord pour tous vos petits ou longs messages, je ne peux pas vous répondre personnellement mais j'ai apprécié chacun d'entre eux, soyez-en sûres! 

L'opération s'est bien passée. J'ai  très mal supporté nerveusement l'attente interminable de l'avant-opération, je m'étais préparée psychologiquement à l'attente du jeûne, de la veille au soir jusqu'au lendemain matin, mais après que l'on m'aie fait me préparer à 9h du matin, je n'aurais pas penser devoir attendre jusqu'à 15h pour descendre au bloc. 17h sans boire une goutte d'eau ni manger, je n'en pouvais plus, j'avais une migraine épouvantable et il restait encore l'opération à passer. Mais bref, une fois endormie, j'ai eu l'impression de me réveiller deux minutes après et c'était fait. C'est ce qui me "plaît" dans l'anesthésie générale! Je n'avais plus mal à la tête, et la perfusion me donnait une impression de fraîcheur. 
Rapidement, cependant, j'ai senti la douleur de la plaie, et elle ne s'est pas calmée tout de suite, même avec la morphine. 
Le lendemain, j'appréhendais beaucoup le changement de pansements, mais en fait si c'est très désagréable, (et, Seigneur, les "bruits" que l'on entends sont plus terribles..) ce n'était pas douloureux en soi. J'ai pu me lever dans la matinée, flageolante, mais debout. Et manger un peu à midi, même si j'étais encore nauséeuse.. Ensuite, les choses ont évolué normalement, et je suis sortie samedi. 
Quand je suis arrivée mercredi dernier, j'ai tricoté tricoté et tricoté, avec acharnement, sachant que je ne pourrais plus le faire après, ou difficilement. Et jeudi, après avoir patienté un peu j'ai fini par commencer le livre de Cécile prévu pour la convalescence, mais bien m'en a pris.. ça m'a distraite, et l'histoire se référant souvent à la guerre et aux conditions de vie et de survie, ça me permettait de relativiser mon inconfort.. J'ai lu 300 pages avant que l'on ne vienne me chercher!
Et je l'ai fini le lendemain dans l'après-midi. 
Ce week-end, j'ai bien essayé de trouver une position pour tricoter mais je n'y arrive pas bien, j'ai rapidement une crampe dans un bras ou l'autre.. Enfin si quelqu'un a un truc pour tricoter allongée sur le côté, je suis preneuse.. 
Lundi j'arrivais à tenir assise par petits moments, appuyée sur les accoudoirs d'un fauteuil et avec le renfort de mon coussin d'allaitement ressorti pour l'occasion, mais depuis lundi, les pansements que l'on m'a changé sont tous douloureux et je ne m'assois presque plus. 
Alors je lis. J'avais une pile de quelques livres achetés compulsivement, il y a un certain temps, à lire quand j'aurais le temps. Et je suis en train de l'épuiser, au rythme de deux livres par jour. 
Après "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" (très agréable à lire, et il m'a rappelé à quel point j'aimais les Correspondances), j'ai lu "L'arte del Dubbio" de Gianrico Carofiglio (un peu technique mais passionnant), puis "Le Pays de la Liberté" de Ken Follett (moins prenant que "Les piliers de la terre", mais pas mal non plus), "L'inaperçu" de Sylvie Germain (un peu déçue..), "Les demeurées" de Jeanne Benameur" (tout petit, mais qui me touche profondément) et ce matin j'ai fini "Testimone inconsapevole" de Carofiglio, (j'adore.. prenant, même en italien je le dévore) encore.. Il me reste "La Vierge dans la glace" d'Ellis Peters, mais j'ai du faire une commande ce matin, pour assurer la suite, parce que là, il ne va plus me rester que des ouvrages de théorie sur l'art, et ce n'est pas ce que j'ai envie de lire là maintenant..  
C'est une sorte de boulimie, comme celle que j'avais adolescente, de dévorer les livres.. Si vous avez des conseils de lecture d'ailleurs je serais ravie, expliquez-moi un peu de quoi il s'agit dans votre commentaire, et si ça me tente je me le procurerais volontiers! 

Et puis ce matin j'ai vu que j'avais gagné chez Daniela, un très joli sac en tissu réalisé de ses mains! J'étais très étonnée et ravie! En attendant de le recevoir, vous pouvez le voir chez elle..

Enfin, 10 à 10, ce sont les centimètres.. Dix centimètres de tricotés depuis une semaine, et dix centimètres de livres de lus depuis le même temps.. Mais je crois que l'égalité ne va pas durer plus longtemps.. 

Da tradurre in seguito..

4.6.10

Le petit cochon qui voulait des amandes



J'avais ce petit rôti de porc bio dans mon réfrigérateur, dont la date limite de consommation approchait.. Ce n'était pas "le jour" de la viande, un vendredi, mais plutôt que de risquer de la gaspiller, j'ai préféré la cuisiner.
J'avais aussi du fenouil. Ce n'est plus vraiment la saison, mais entre les courgettes espagnoles et les aubergines marocaines, chez mon primeur, j'ai préféré prendre du fenouil de fin de saison, origine France.. question de principe. La ratatouille attendra! Alors donc rôti de porc au fenouil!
Proportions comme presque toujours en fonction de ce que j'ai, soit :
3 gros fenouils
un rôti pour 2 et demi
Sel et poivre
une feuille de laurier
un bouillon cube de légumes bio
un clou de girofle
huile d'olive (extra vierge)
beurre (au jugé, je dirais 25g)

Bon, c'est pas sorcier, on fait fondre le beurre et l'huile d'olive dans une cocotte, on y met la viande à dorer à feu moyen après l'avoir salée (légèrement, à cause du bouillon cube) et poivrée.
Emincer les fenouils en lamelles, les ajouter et les faire revenir avec la viande. Comme à mon habitude, je ne les avait pas préparés à l'avance, mais je mettais les légumes au fur et à mesure dans la casserole, et ce faisant, j'ai senti une douce odeur se lever, qui m'a fait penser à des amandes.
Et comme Agathe m'avait tentée avec sa recette de Colombier j'avais des amandes à trier, en prévision du gâteau.. Mais là je n'ai pas pu résister, l'inspiration soudaine, j'ai cassé les coquilles et sorti une bonne poignée d'amandes à émonder avant de les ajouter au rôti.
Bref, pour le reste, le temps de cuisson dépends du poids de la viande, c'est donc à vous de voir, si vous tentez la recette.
Ajouter la feuille de laurier, le clou de girofle, un grand verre d'eau et le bouillon cube et fermer la cocotte pour la cuisson.


On s'est régalé! Le fenouil était super fondant, et très parfumé, (même la petite souris a adoré les fenouils.. ) et avec le croquant des amandes, c'était très bon! Accompagné avec de la semoule de couscous (à la demande de la demoiselle, qui a été bien inspirée) et ma foi, c'était parfait!


Message programmé : j'ai fait ce rôti vendredi dernier, et j'avais écrit le message, mais pas vraiment eu le temps de le publier. Je vous le programme pour vendredi, histoire de ne pas vous abandonner totalement, même si je ne serais pas là pour vous répondre, et que je ne pourrais vous lire que plus tard.. Je pense à vous! 

1.6.10

Des mots pour réchauffer le coeur

Ce n'est pas souvent que je vous parle de livres, bien que la lecture ait été une véritable addiction pendant longtemps, mais contre l'absence et pour redonner ou soutenir le moral, le livre est un bon moyen..
Il y a le premier de ceux que je laisse pour la petite souris






et celui que j'ai reçu d'une personne très attentionnée, adorable, qui se préoccupe de ma convalescence (et qui compatis certainement à l'inactivité forcée de mes mains..)




Et puis vos mots que j'ai reçu, dans les commentaires, et en privé de celles qui se reconnaîtront, qui me donnent plein de courage pour.. demain. Déjà. Je pars demain et j'ai encore une montagne de choses à faire et à préparer.. Je crois que je n'arriverais pas à tout faire, mais je ferais mon possible. Et puis je ne pars pas pour des mois, ce qui ne sera pas fait.. restera en l'état pendant un certain temps, c'est tout! 

Je crois que je n'ai pas besoin de raconter ce que c'est que de laisser son enfant pour la première fois. 
Hier soir, sur la table à langer je me penchais pour lui faire un bisou, elle a mis ses bras autour de mon cou et me regardant dans les yeux: 
"J'aime bien quand tu es revenue Maman"
"Mais je suis là, je ne suis pas partie"
"Oui, mais j'aime pas quand tu pars à l'hôpital"
...

Bon, je suis sûre qu'elle a compris, maintenant. 

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