16.3.11

Jusqu'ici, tout va bien


Plusieurs jours, que même si j'évite les images cataclysmiques pour ne pas être submergée par l'émotion, la pensée de ce qui est en train de se passer ne me quitte pas, et le cauchemar qui continue infiniment pour les japonais me reste à l'esprit. Plusieurs jours que je me demande ce que je peux en dire, ce que l'on peut faire d'ici : rien, je crois, qui ne soit dérisoire. 
Ces événements me rappellent d'une part que la Nature reprend ses droits sur la civilisation, à l'improviste et violemment, et que dans ces cas-là elle est impitoyable. Ils m'obligent aussi à mettre en perspective l'avenir incertain de nos enfants, et probablement aussi le notre. Il vient un moment où l'on ne peut plus continuer à vivre comme on le fait, sans vouloir prendre conscience que nos actes ont des conséquences à court terme, je parle de nous, à notre niveau individuel autant que de nous citoyens et de ceux que nous avons élus pour prendre les décisions importantes pour nous. Je n'ai pas de vérité ni de leçon à donner, mais je regrette que les intérêts économiques prennent le pas de façon si évidente sur les intérêts non seulement écologiques, mais qui deviendront à un certain point, humains.  
"Jusqu'ici tout va bien", comme nous disait Kassovitz dans "La Haine", " mais l'important, c'est pas la chute, c'est l'atterrissage". J'ai l'impression que la chute a commencé, doucement, depuis longtemps, et que l'on a des signes évidents que l'atterrissage se rapproche. Ca peut durer longtemps. Mais pour filer la métaphore, les phases dépassées le sont définitivement, on ne peut pas revenir en arrière dans cette chute. Le réchauffement climatique, par exemple, la banquise fond, entre autres, et elle fondra de plus en plus, parce que sa surface blanche reflétait et renvoyait la chaleur que la surface de l'océan qui la remplace, sombre, absorbe. La température de l'eau augmente, les courants se modifient, le Gulf Stream un jour, ne viendra plus tempérer l'Europe, et les phénomènes climatiques extrêmes vont se multiplier. Et ils ont déjà commencé, n'est-ce pas? (à voir, ce reportage édifiant, diffusé sur Arte, il y a quelques semaines..)


Avec ces deux images de la nature, la première rugueuse, brute et torturée, et la deuxième douce et en devenir, je voulais envoyer mes pensées pour ces jours-ci au Japon, mais aussi pour nous, pour notre futur et celui de la Terre de nos enfants. 


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Sono giorni in cui, anche se evito di confrontarmi con le immagini apocalittiche per non essere travolta dall'emozione, il pensiero di quel che sta accadendo non mi lascia, e l'incubo che continua infinitamente per i giaponesi mi rimane impresso nella mente. Sono giorni che mi chiedo cosa posso dirne, cosa si puo' fare da qui : niente credo, che non sia irrisorio.
Questi eventi mi ricordano come prima cosa che la Natura riprende i suoi diritti sulla civiltà, all'improvviso e violentemente, e che in questi casi, è spietata. Mi costringono anche a mettere in prospettiva l'avvenire incerto dei nostri bambini, e probabilmente anche il nostro. E' giunto un moment in cui non si puo' più vivere come lo facciamo, senza voler affrontare il fatto che i nostri atti hanno delle conseguenze anche a breve termine, sto parlando di noi, al livello individuale quanto al livello di cittadini e di quelli che abbiamo eletti per prendere le decisioni importanti per noi. Io non ho verità ne lezioni da dare, ma rimpiango che gli interessi economici prendano il passo in modo cosi palese sugli interessi non solo ecologici, ma che diventeranno, a un certo punto, interessi dell'umanità.
"Fin qui tutto bene", ci diceva Kassovitz nel so film "L'odio", "ma l'importante non è la caduta, è l'atterraggio". Io ho il sentimento che la caduta è iniziata, pian piano, da tanto, e che abbiamo i segni dicendo che l'atterraggio si avvicina. E per andare avanti nella metafora, le fasi superate lo sono definitivamente, non ci si puo' tornare sopra. Il riscaldamento climatico, per esempio : la banchisa si sta sciogliendo, tra altre cose, e si scioglierà sempre di più, perchè la sua superficia bianca rispecchiava e rimandava il calore che la superficia dell'oceano che ne prende il posto, scuro, assorbe. La temperatura dell'acqua aumenta, le correnti si modificano, il Gulf Stream, un giorno, non verrà più a moderare il clima dell'Europa, e i fenomeni climatici estremi si molteplicheranno. E hanno già incominciato, no? (da vedere, in francese, un documentario edificante andato in TV poche settimane fà)

Con queste due immagini della Natura, una grezza, ruvida, e una dolce, in attesa, voglio mandare un pensiero per adesso al Giappone, e anche poi, al nostro futuro e quello della Terra dei nostri bambini. 


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