6.2.14

Les jours calmes







 




Je pense à ces jours à la maison comme à des jours entre parenthèse, par la force des choses je suis vraiment cloîtrée, je ne peux sortir seule que dans mon jardin, quand il fait beau. J'ai découvert avec joie que le matin, un grand nombre de petits oiseaux viennent habiter mon prunus et picorer les kakis, j'en ai compté jusqu'à 32, mais ils ne sont pas tous les jours autant. Depuis quelques matins c'est un rouge-gorge qui volette devant la maison,  on dirait qu'il niche dans un gros laurier-tin, ou alors il vient y manger les baies.. Et puis j'ai pu faire un tour des fleurs qui pointent vraiment bien en avance je trouve! Un iris et des violettes en janvier, je n'en avais encore jamais vu ici..
Je pense beaucoup à mon travail, un peu contrariée par la pression de ma collègue pour que je revienne avant la fin de mon arrêt de travail,  qui trouve que je ne serais pas plus mal sur ma chaise de bureau que dans mon fauteuil à la maison... 
Je mesure la désenvie que j'ai de ce travail, je n'y trouve pas de gratification, pas de reconnaissance non plus, pas de stimulation intellectuelle et pas de perspective d'amélioration de ces trois aspects, simplement c'est l'entreprise de ma belle-famille, et ça compte. Et puis je mesure aussi la chance que j'ai d'avoir un travail, un CDI et des horaires qui me conviennent pour pouvoir m'occuper de la petite souris quand elle rentre de l'école. Je me pose juste la question de savoir si j'ai raison de désirer plus que ce que j'ai. Objectivement je ne crois pas que je trouverais de meilleures conditions ailleurs, mais je ne ferme pas la porte non plus, définitivement. 
Je pense aussi à ce que j'ai constaté en Italie, à ce qu'il me semble en tout cas, où les gens parlent très peu de leur travail, c'est rarement un sujet de conversation en société et même entre amis, du coup j'ai l'impression que l'importance qui y est accordée est moindre, moindre comme statut social, et comme moyen de réalisation personnelle aussi. Comme s'il était accessoire. Je me dis que c'est pas si mal finalement.. Trouver ses satisfactions et gratifications ailleurs, ne pas trop attendre de son travail.. Mais peut-être qu'on nous a trop demandé "qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?", avec cette pression sur les projets d'orientation, sur la projection dans l'avenir, comme si notre "valeur" dépendait de notre travail au final.. 
Enfin bref, évidemment je rêve d'autre chose, j'ai entrevu parfois des situations de travail où je me sentais vraiment bien, mais je crois que ça dépends aussi beaucoup plus qu'on ne le pense de l'entourage, des collègues et des supérieurs.. Enfin c'est ce qu'il me semble d'après mon expérience. 
Et vous, vous aimez votre travail, vous l'avez choisi? C'est un moyen de se réaliser pour vous? Je suis curieuse.. 

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